Almas Tower : 360 mètres au cœur de Dubaï

Dans le skyline vertigineux de Dubaï, la hauteur de l’Almas Tower se distingue par ses 360 mètres qui dominent le quartier de Jumeirah Lakes Towers. Ce gratte-ciel, dont le nom signifie « diamant » en arabe, incarne depuis 2009 l’ambition architecturale émirienne. Avec ses 68 étages abritant le Dubai Multi Commodities Centre et le prestigieux Dubai Diamond Exchange, cette tour ne se contente pas d’impressionner par sa taille : elle joue un rôle central dans l’économie mondiale des pierres précieuses. Découvrez comment ce géant de verre et d’acier est devenu une référence incontournable dans l’univers des gratte-ciels, dépassant même la célèbre Tour Eiffel de 40 mètres.

Table of Contents

Les dimensions exactes de l’Almas Tower

La hauteur de l’Almas Tower atteint précisément 360 mètres, ce qui équivaut à 1 180 pieds selon les standards internationaux. Cette mesure officielle intègre l’antenne sommitale qui couronne la structure. Si l’on considère uniquement la hauteur jusqu’au toit, celle-ci s’établit à 306,36 mètres, tandis que le dernier étage accessible culmine à 279,3 mètres d’altitude.

Cette différenciation entre les mesures reste fondamentale pour comprendre les classements internationaux des gratte-ciels. Les organismes de référence comme le Council on Tall Buildings and Urban Habitat (CTBUH) distinguent la hauteur architecturale totale de la hauteur structurelle. Dans le cas de cette tour dubaïote, l’antenne ajoute donc environ 54 mètres à la hauteur du toit, créant cette silhouette élancée qui caractérise le bâtiment.

Tableau comparatif des mesures officielles

Type de mesureMètresPiedsPrécisions
Hauteur totale (avec antenne)360 m1 180 ftMesure officielle complète
Hauteur jusqu’au toit306,36 m1 005 ftHauteur structurelle
Dernier étage accessible279,3 m916 ftÉtage le plus haut
Nombre d’étages hors-sol68 étagesBureaux et services
Niveaux souterrains5 niveauxParkings et techniques

Une taille qui surpasse la Tour Eiffel

Pour illustrer concrètement cette hauteur impressionnante, l’Almas Tower dépasse la Tour Eiffel parisienne d’environ 40 mètres. La célèbre dame de fer mesure 330 mètres avec son antenne, ce qui place le gratte-ciel émirati dans une catégorie supérieure. Cette comparaison prend tout son sens lorsqu’on réalise que la structure dubaïote a été érigée en seulement trois ans, entre 2005 et 2008, contre sept ans pour le monument parisien au XIXe siècle.

Organisation verticale : 68 étages et 160 000 m² de surface

La répartition des 68 étages au-dessus du sol suit une logique fonctionnelle précise. Les niveaux inférieurs, du rez-de-chaussée jusqu’au 10e étage environ, accueillent des espaces commerciaux, des restaurants et le hall d’accueil imposant. Les étages intermédiaires, constituant le cœur de la tour, abritent principalement des bureaux premium destinés aux entreprises du secteur des matières précieuses et des commodités.

Les étages supérieurs, particulièrement recherchés pour leurs vues panoramiques à 360 degrés sur le golfe Persique et le désert environnant, hébergent les sièges sociaux des entreprises les plus prestigieuses. La surface totale exploitable atteint 160 000 mètres carrés, soit l’équivalent de 22 terrains de football. Cette surface colossale permet d’accueillir quotidiennement près de 12 000 personnes qui travaillent dans la tour.

Les cinq niveaux souterrains ne sont pas en reste. Ils abritent 1 700 places de parking réparties sur plusieurs étages, des installations techniques sophistiquées pour la climatisation et la gestion énergétique, ainsi que des espaces de stockage sécurisés. Un système de 35 ascenseurs haute vitesse relie l’ensemble de ces niveaux, permettant d’atteindre les étages supérieurs en moins de 60 secondes, un exploit technique rendu nécessaire par l’envergure du bâtiment.

L’Almas Tower face aux géants de Dubaï

La hauteur de l’Almas Tower, bien qu’impressionnante, la place en septième position dans le classement des gratte-ciels de l’émirat. Le Burj Khalifa trône sans partage au sommet avec ses 828 mètres, soit plus du double de la Diamond Tower. Entre 2008 et 2009, l’Almas Tower a toutefois détenu le titre envié de plus haut gratte-ciel de Dubaï, avant d’être détrônée par l’inauguration du géant de Downtown Dubai.

Architecture en facettes de diamant de l'Almas Tower vue de près avec ses deux tours elliptiques en verre.

Cette période de règne, bien que brève, marqua un tournant dans le développement architectural de la ville. La tour symbolisa l’ambition de Dubaï de se positionner comme capitale mondiale du commerce des diamants, un pari qui s’est révélé gagnant puisque la ville est aujourd’hui le troisième hub mondial pour le négoce de pierres précieuses.

Classement des plus hautes tours dubaïotes

Voici comment se positionne l’édifice parmi ses pairs dans le paysage urbain émirati. La Marina 101 culmine à 425 mètres, la Princess Tower atteint 413 mètres, tandis que les Emirates Towers affichent 354 mètres pour l’Emirates Office Tower. Le 23 Marina se dresse à 392 mètres, créant ainsi une compétition verticale fascinante. L’Almas Tower, avec ses 360 mètres, maintient une position respectable dans ce palmarès vertigineux, d’autant plus remarquable qu’elle se concentre exclusivement sur les activités tertiaires, contrairement à d’autres tours mixtes combinant résidentiel et hôtellerie.

Cette spécialisation dans le secteur des affaires confère à la tour une identité unique que ne possèdent pas ses concurrentes plus hautes. Alors que le Burj Khalifa impressionne par sa hauteur record et ses appartements de luxe, l’Almas Tower séduit par son expertise sectorielle pointue et son architecture distinctive inspirée du diamant.

Positionnement mondial parmi les supertall skyscrapers

Dans la hiérarchie internationale des gratte-ciels, la hauteur de l’Almas Tower lui vaut d’appartenir à la catégorie prestigieuse des « supertall skyscrapers », classification réservée aux édifices dépassant 300 mètres. Cette distinction, établie par le CTBUH, ne concerne que quelques centaines de bâtiments à travers le monde, plaçant la tour dubaïote dans un club très fermé.

Comparée aux géants mondiaux, la Diamond Tower se situe loin derrière la Shanghai Tower et ses 632 mètres, mais devance largement la Key Tower de Cleveland qui culmine à 289 mètres. Les Tours Petronas de Kuala Lumpur, avec leurs 452 mètres, la surpassent également, tout comme l’Abraj Al-Bait Clock Tower de La Mecque qui atteint 601 mètres. En revanche, elle dépasse confortablement la Tour Montparnasse parisienne (210 mètres) et même le One57 de New York qui plafonne à 306 mètres.

Reconnaissance architecturale internationale

En 2009, la tour obtint une reconnaissance significative en se classant à la 8e place des Emporis Skyscraper Awards, une compétition annuelle récompensant les réalisations architecturales les plus remarquables. Cette distinction souligne la qualité de la conception signée par le prestigieux cabinet britannique Atkins, au-delà de la simple performance en hauteur. Le jury salua notamment l’originalité du design inspiré des facettes d’un diamant et l’efficacité énergétique du bâtiment dans un climat aussi extrême que celui de Dubaï.

Architecture diamantine : conception et design

Le nom « Almas » n’a rien d’anodin : il signifie littéralement « diamant » en arabe. Cette appellation reflète à la fois la vocation économique du bâtiment et son architecture unique. Le cabinet Atkins a conçu une structure composée de deux tours elliptiques qui convergent autour d’un noyau central, créant une forme rappelant les multiples facettes d’un diamant taillé.

Vue panoramique du skyline de Dubaï montrant l'Almas Tower de 360 m comparée au Burj Khalifa de 828 m.

Le podium de trois étages qui sert de base à l’ensemble présente une géométrie particulièrement sophistiquée : huit triangles interconnectés s’imbriquent pour former un socle robuste et esthétique. Cette configuration distribue le poids des 360 mètres de hauteur de manière optimale sur l’île artificielle qui accueille le bâtiment. Les deux masses elliptiques qui s’élèvent au-dessus présentent une asymétrie verticale délibérée, la tour sud comptant 12 étages de plus que la tour nord.

Matériaux et performances environnementales

La façade en verre fumé constitue l’un des atouts majeurs de la conception. Ce vitrage haute performance remplit plusieurs fonctions simultanées : il limite la pénétration de la chaleur du désert tout en maximisant la luminosité naturelle des espaces intérieurs, offre des vues panoramiques spectaculaires sur le golfe Persique et les lacs artificiels environnants, et crée des jeux de lumière changeants au fil de la journée qui transforment constamment l’apparence de la tour.

La face nord, orientée vers les vents plus frais, utilise un verre semi-transparent pour capter un maximum de lumière naturelle tempérée. La face sud, exposée au soleil intense, bénéficie d’un traitement spécial anti-chaleur qui bloque les rayons infrarouges tout en laissant passer la luminosité visible. Cette ingénierie thermique permet de réduire considérablement les besoins en climatisation, un enjeu majeur dans une région où les températures estivales dépassent régulièrement 45°C. Si vous planifiez un séjour à Dubaï, cette tour représente un exemple parfait de l’architecture moderne locale.

Jumeirah Lakes Towers : une localisation stratégique

L’Almas Tower s’élève sur sa propre île artificielle au cœur du quartier de Jumeirah Lakes Towers (JLT), un district d’affaires relativement récent développé autour de quatre lacs artificiels. Cette localisation stratégique, à mi-chemin entre le centre historique de Dubaï et la zone touristique de Dubai Marina, positionne idéalement la tour pour les activités commerciales internationales.

Le quartier JLT se structure en 26 clusters désignés par des lettres de A à Z, chacun comptant trois gratte-ciels. L’Almas Tower, située sur son île dédiée, constitue le point focal de cet ensemble urbain. Les coordonnées GPS précises (25°04’08″N, 55°08’28″E) permettent de la localiser facilement, nichée entre les échangeurs 5 et 6 de la Sheikh Zayed Road, l’artère principale qui traverse Dubaï du nord au sud.

Accessibilité et transports

La station de métro DMCC, sur la ligne rouge du métro de Dubaï, se trouve à seulement 10 minutes à pied de l’entrée principale de la tour. Cette proximité garantit une excellente connectivité avec le reste de l’émirat : l’aéroport international de Dubaï est accessible en 27 minutes, le Dubai Mall en 18 minutes, et Palm Jumeirah en 10 minutes par la route.

Plusieurs lignes de bus desservent également le quartier, avec des arrêts situés à moins de 5 minutes de marche. L’arrêt JLT Silver Tower accueille la ligne JLT2, tandis que l’arrêt Dubai Star Tower propose d’autres liaisons. Pour les automobilistes, la proximité immédiate de la Sheikh Zayed Road facilite les déplacements vers les autres émirats et zones industrielles de la région.

Hall d'entrée luxueux de l'Almas Tower avec ascenseurs haute vitesse et design moderne en marbre et verre.

Chronologie de construction : de 2005 à 2009

La première pierre de l’Almas Tower fut posée en 2005, marquant le début d’un chantier qui allait mobiliser des ressources considérables. La construction, menée conjointement par la Taisei Corporation japonaise et Arabian Construction Company, s’acheva techniquement fin 2008 avec l’installation des derniers panneaux de façade sur le sommet de la tour. L’inauguration officielle eut lieu en janvier 2009, permettant au Dubai Multi Commodities Centre de prendre possession des lieux.

Construire un édifice de cette envergure dans le désert émirati représentait un défi technique de taille. Le sol sablonneux nécessita des fondations exceptionnellement profondes : des pieux en béton armé furent enfoncés à 40 mètres sous la surface, surmontés d’un radier de 3 mètres d’épaisseur pour répartir uniformément les charges. Cette infrastructure souterraine colossale garantit la stabilité de la tour face aux contraintes sismiques potentielles et aux vents violents du désert.

Défis techniques dans des conditions extrêmes

Les équipes de construction durent affronter des températures pouvant atteindre 50°C en été, obligeant à adapter les horaires de travail et les techniques de coulage du béton. La chaleur extrême impose en effet des contraintes particulières : le béton doit être coulé de nuit pour éviter une prise trop rapide qui affaiblirait la structure, et l’eau utilisée dans les mélanges doit être refroidie pour maintenir les propriétés du matériau.

Les vents du désert, parfois très violents, nécessitèrent également des précautions spécifiques lors de l’élévation de la structure. Des analyses aérodynamiques sophistiquées furent menées pour optimiser la forme des deux tours elliptiques et minimiser la résistance au vent. Cette attention aux détails explique pourquoi la hauteur de l’Almas Tower ne se contente pas d’impressionner visuellement : elle témoigne d’une maîtrise technique remarquable. Tout comme pour organiser un voyage de luxe, la conception de ce gratte-ciel a nécessité une planification méticuleuse.

Hub mondial du diamant : rôle économique

La véritable singularité de l’Almas Tower ne réside pas uniquement dans sa hauteur, mais dans sa fonction spécialisée. Le bâtiment abrite le siège du Dubai Multi Commodities Centre (DMCC), une zone franche qui coordonne les activités de plus de 26 000 entreprises issues de 180 pays différents. Cette concentration d’acteurs internationaux fait de la tour un véritable carrefour du commerce mondial des matières premières.

Le Dubai Diamond Exchange, installé dans les étages inférieurs, dispose de 41 stations de trading équipées des technologies les plus avancées. Des enchères de diamants s’y tiennent régulièrement, attirant des négociants du monde entier. La sécurité y est digne d’un coffre-fort : contrôles biométriques, surveillance vidéo 24h/24, et présence d’agences spécialisées comme Brinks et Transguard qui assurent le transport sécurisé des pierres précieuses.

Avantages fiscaux et attractivité

L’un des atouts majeurs qui attirent les entreprises dans cette tour reste le cadre fiscal exceptionnel offert par la zone franche DMCC. Les sociétés installées bénéficient d’une exonération totale d’impôts sur les sociétés, d’une propriété à 100% sans obligation de partenaire local (contrairement au reste de l’émirat), d’une absence de droits de douane sur les importations et exportations, et de la possibilité de rapatrier intégralement leurs bénéfices et capitaux.

Vue aérienne de l'île artificielle de l'Almas Tower entourée des quatre lacs de Jumeirah Lakes Towers.

Au-delà du Diamond Exchange, la tour accueille également le Dubai Gems Club, le Dubai Pearl Exchange, et les bureaux de certification du Processus de Kimberley qui garantit la traçabilité éthique des diamants. Cette concentration d’institutions liées aux pierres précieuses transforme littéralement les 360 mètres de la tour en un coffre-fort vertical, où transitent quotidiennement des millions d’euros de transactions.

Peut-on visiter l’Almas Tower en tant que touriste ?

Contrairement au Burj Khalifa qui dispose d’un observatoire public aux étages 124 et 148, l’Almas Tower demeure un immeuble strictement professionnel. L’accès est réservé aux employés des entreprises installées dans la tour, aux visiteurs munis d’un rendez-vous professionnel confirmé, et aux clients des restaurants et cafés du rez-de-chaussée. Il n’existe donc pas de plateforme d’observation touristique accessible au grand public.

Cette restriction s’explique par la nature sensible des activités commerciales qui s’y déroulent. Le négoce de diamants et de métaux précieux nécessite un niveau de sécurité incompatible avec un flux touristique important. Toutefois, les visiteurs peuvent admirer l’extérieur de la tour depuis plusieurs points de vue privilégiés dans le quartier JLT.

Meilleurs points de vue pour photographier la tour

Les promenades aménagées autour des lacs artificiels de JLT offrent des perspectives spectaculaires, particulièrement au coucher du soleil lorsque les façades vitrées reflètent les derniers rayons orangés. Le JLT Park, espace vert apprécié des résidents, permet de s’approcher au plus près de l’île de la tour tout en bénéficiant d’un cadre arboré. La nuit, l’éclairage architectural sublime les arêtes de la structure, créant un spectacle lumineux qui se reflète dans les eaux calmes des lacs environnants. Bien que moins célèbre que d’autres monuments émiratis, la hauteur de l’Almas Tower en fait une étape photographique intéressante pour tout amateur d’architecture moderne, au même titre qu’un détour par le phare de Neist Point lors d’un voyage en Écosse.

Vie quotidienne dans le gratte-ciel

Pour les 12 000 personnes qui travaillent quotidiennement dans la tour, la hauteur de l’Almas Tower fait partie du décor professionnel. Les 35 ascenseurs haute vitesse, répartis en plusieurs batteries selon les zones de destination, permettent de rejoindre n’importe quel étage en moins d’une minute. Cette fluidité de circulation reste indispensable pour éviter les embouteillages verticaux aux heures de pointe, notamment entre 8h et 9h le matin, et entre 17h et 18h en fin de journée.

Les bureaux bénéficient d’une luminosité naturelle exceptionnelle grâce aux façades entièrement vitrées, mais aussi d’un système de climatisation sophistiqué qui maintient une température constante de 22°C toute l’année, malgré les écarts extrêmes entre les saisons. Les étages supérieurs offrent des vues à couper le souffle : par temps clair, on distingue le Palm Jumeirah au nord, le golfe Persique à l’ouest, et l’immensité du désert à l’est.

Le rez-de-chaussée et les niveaux bas abritent plusieurs restaurants et cafés qui animent la vie sociale du bâtiment. On y trouve notamment La Terrazza pour la cuisine italienne, Yugo Sushi pour les amateurs de gastronomie japonaise, Zaatar W Zeit pour des options orientales rapides, et Common Grounds, un café prisé pour les réunions informelles. Cette offre de restauration variée évite aux employés de devoir quitter la tour pour leurs pauses déjeuner. Pour ceux qui apprécient la diversité culinaire, cette sélection rivalise avec celle proposée dans des quartiers gourmands comme le quartier indien de Marseille.

L’Almas Tower, symbole vertical de l’ambition dubaïote

Bien qu’elle ait perdu son titre de plus haute tour de Dubaï dès 2010, l’Almas Tower conserve une place particulière dans l’histoire architecturale de l’émirat. Ses 360 mètres de hauteur marquèrent une étape charnière entre les gratte-ciels modestes des années 1990 et l’ère des méga-tours initiée par le Burj Khalifa. Elle symbolise cette période brève mais intense où Dubaï affirmait ses ambitions verticales, tout en développant une expertise sectorielle pointue dans le commerce des matières précieuses.

Aujourd’hui encore, la Diamond Tower attire les regards des visiteurs qui découvrent le quartier JLT. Sa silhouette élancée, ses façades scintillantes qui changent de teinte selon l’heure du jour, et son positionnement sur une île dédiée en font un repère visuel incontournable. Pour les professionnels du secteur des commodités, elle représente bien plus qu’un simple lieu de travail : c’est le centre névralgique d’un commerce mondial qui génère des milliards d’euros de transactions annuelles.

La réussite de ce projet architectural démontre qu’un gratte-ciel n’a pas besoin d’être le plus haut pour marquer durablement le paysage urbain et économique d’une métropole. En combinant une hauteur impressionnante, une architecture distinctive et une vocation économique claire, l’Almas Tower s’est forgé une identité unique dans la jungle verticale dubaïote. Elle prouve que l’excellence architecturale se mesure aussi à la qualité de la conception, à l’innovation technique et à la pertinence fonctionnelle, bien au-delà de la simple course aux mètres. Pour les passionnés d’architecture, découvrir cette tour complète idéalement une exploration plus large de la ville de Dubaï et de ses nombreux gratte-ciels emblématiques.

FAQ

Quelle est la hauteur exacte de l’Almas Tower en mètres ?

La hauteur de l’Almas Tower atteint exactement 360 mètres avec son antenne, ce qui équivaut à 1 180 pieds. Si l’on mesure uniquement jusqu’au toit, la hauteur structurelle s’établit à 306,36 mètres. Le dernier étage accessible culmine quant à lui à 279,3 mètres d’altitude. Cette tour figure dans la catégorie prestigieuse des « supertall skyscrapers », réservée aux édifices dépassant 300 mètres de hauteur.

Combien d’étages compte l’Almas Tower ?

La tour compte 68 étages au-dessus du sol, dédiés principalement aux bureaux, espaces commerciaux et services. À cela s’ajoutent 5 niveaux souterrains qui abritent 1 700 places de parking et des installations techniques. La surface totale exploitable atteint 160 000 mètres carrés, soit l’équivalent de 22 terrains de football. L’ensemble de ces niveaux est desservi par 35 ascenseurs haute vitesse qui permettent d’atteindre les étages supérieurs en moins de 60 secondes.

L’Almas Tower est-elle plus haute que le Burj Khalifa ?

Non, le Burj Khalifa domine largement avec ses 828 mètres de hauteur, soit plus du double des 360 mètres de l’Almas Tower. Entre 2008 et 2009, la Diamond Tower détenait le titre de plus haute tour de Dubaï, avant d’être détrônée par l’inauguration du Burj Khalifa en 2010. Aujourd’hui, l’Almas Tower se classe en septième position parmi les gratte-ciels de l’émirat, derrière la Marina 101 (425 m), la Princess Tower (413 m) et plusieurs autres géants architecturaux.

Pourquoi appelle-t-on l’Almas Tower la « Diamond Tower » ?

« Almas » signifie littéralement « diamant » en arabe, un nom qui reflète à la fois l’architecture unique du bâtiment et sa vocation économique. Le design conçu par le cabinet Atkins s’inspire directement des multiples facettes d’un diamant taillé, avec deux tours elliptiques qui convergent autour d’un noyau central. La tour abrite également le Dubai Diamond Exchange, le Dubai Gems Club et le Dubai Pearl Exchange, faisant d’elle le cœur du commerce mondial des pierres précieuses dans la région. Cette spécialisation a permis à Dubaï de devenir le troisième hub mondial pour le négoce de diamants.

Où se situe exactement l’Almas Tower à Dubaï ?

L’Almas Tower se dresse sur sa propre île artificielle au cœur du quartier Jumeirah Lakes Towers (JLT), un district d’affaires développé autour de quatre lacs artificiels. Elle se situe entre les échangeurs 5 et 6 de la Sheikh Zayed Road, l’artère principale de Dubaï. Les coordonnées GPS précises sont 25°04’08″N, 55°08’28″E. La station de métro DMCC (ligne rouge) se trouve à 10 minutes à pied, tandis que plusieurs lignes de bus desservent le quartier avec des arrêts à moins de 5 minutes de marche.

Peut-on monter au sommet de l’Almas Tower pour visiter ?

Non, contrairement au Burj Khalifa qui dispose d’observatoires publics, l’Almas Tower demeure un immeuble strictement professionnel sans plateforme touristique. L’accès est réservé aux employés des entreprises installées dans la tour et aux visiteurs avec rendez-vous professionnel confirmé. Cette restriction s’explique par la nature sensible des activités de négoce de diamants et métaux précieux qui nécessitent un haut niveau de sécurité. Toutefois, le rez-de-chaussée abrite plusieurs restaurants et cafés accessibles au public, et les promenades autour des lacs de JLT offrent d’excellents points de vue pour admirer l’extérieur de la tour.

Quand l’Almas Tower a-t-elle été la plus haute tour de Dubaï ?

L’Almas Tower détenait le titre de plus haute tour de Dubaï entre 2008 (année d’achèvement de la construction) et 2009, date de l’inauguration du Burj Khalifa qui l’a rapidement détrônée. Cette période de règne, bien que brève, marqua un tournant dans le développement architectural de l’émirat. La tour symbolisa alors l’ambition de Dubaï de se positionner comme capitale mondiale du commerce des diamants, avant l’ère des méga-tours qui allait suivre. Aujourd’hui, elle reste néanmoins le plus haut bâtiment du quartier JLT et un symbole architectural emblématique.

Quelles entreprises sont installées dans l’Almas Tower ?

La tour abrite principalement le siège du Dubai Multi Commodities Centre (DMCC) qui coordonne les activités de plus de 26 000 entreprises de 180 pays. On y trouve le Dubai Diamond Exchange avec ses 41 stations de trading, le Dubai Gems Club spécialisé dans les pierres de couleur, le Dubai Pearl Exchange, et les bureaux de certification du Processus de Kimberley. Des agences de transport sécurisé comme Brinks et Transguard y sont également présentes. La zone franche DMCC offre des avantages fiscaux exceptionnels : 0% d’impôt sur les sociétés, propriété à 100% sans partenaire local, et libre rapatriement des bénéfices.

Combien a coûté la construction de l’Almas Tower ?

Le coût total de construction de l’Almas Tower s’est élevé à environ 1 milliard d’euros, selon les sources officielles du projet. Ce budget colossal a financé trois années de travaux (2005-2008), menés par la Taisei Corporation japonaise et Arabian Construction Company. Les fondations particulièrement profondes (pieux enfoncés à 40 mètres sous la surface et radier de 3 mètres d’épaisseur) ont représenté une part significative de l’investissement, nécessaires pour garantir la stabilité dans le sol sablonneux du désert émirati.

Quelle est la différence de hauteur entre l’Almas Tower et la Tour Eiffel ?

L’Almas Tower dépasse la Tour Eiffel d’environ 40 mètres. Le monument parisien mesure 330 mètres avec son antenne, tandis que la tour dubaïote atteint 360 mètres dans sa configuration complète. Cette comparaison illustre bien les dimensions impressionnantes du gratte-ciel émirati, d’autant plus remarquable qu’il a été construit en seulement trois ans contre sept ans pour la dame de fer au XIXe siècle. La Tour Eiffel reste cependant une structure métallique évidée, alors que l’Almas Tower constitue un bâtiment habitable avec 160 000 m² de surface exploitable répartis sur 68 étages.

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